Magda Moraczewska

gravure, photographie

 

Née en 1965 en Pologne à Varsovie, Magda Moraczewska est arrivée en France en 1982. Elle y passe son bac puis étudie la peinture et la gravure aux Beaux Arts de Paris, puis l’histoire de l’art à Paris I.
Son parcours est ponctué d’expositions, éditions, de réussites et de déconvenues, comme tout un chacun.
Peinture, dessin, gravure, soigneusement appris et digérés, permettent à Magda d’opérer sur une toile, ou sur une feuille, cet étrange mélange de techniques qui lui est propre.

À un moment, Magda a rencontré le Butô, qui la ressource depuis, la guide vers le Corps, vers l’essence.

À un autre moment, l’artiste s’est tournée vers la photo, qu’elle expoite avec passion et fraicheur, car en autodidacte.

À un autre moment encore, ou était-ce en même temps, Magda s’est tournée vers l’écriture. Maîtrisés et détournés, les mots, les phrases courtes se glissent dans son travail visuel, tel un murmure. Grandissant. En cri. Magda prend conscience, petit à petit et souligne le lien entre images et mots, à travars une mise en page originale.

Auteure de nombreuses pages, dont quelques-unes éditées.

Depuis 2017, co-organisatrice de la Biennale de Gentilly. À l’origine du Bi-livre, ouvrage accompagnant la Biennale 2019. Elle en conçoit la mise en page.

 

Site Internet
http://moimagda.net/

Mais qui sont ces visages blottis dans des coins de ma chambre … C’est l’enfant qui parle. L’enfant de mon texte publié dans le Bi-livre …
« L’enfant naissait tous les matins comme un neuf-né, sans solitude apparente …
Curieux, il découvrait tous les jours ce qu’il avait redécouvert hier, le soir ses yeux se fermaient. Les paupières, telle une patte de lapin, soigneusement effaçaient sa mémoire. »

Je propose une installation comprenant une grande photo accompagnée d’une mise en espace. Une table, deux chaises, des ombres sur les murs. Fantômes ? et un personnage assis porraient inerroger le visiteur par leur présence muette.
La photo, tout ce qu’il y a de plus classique, accrochée au mur. Ou collée.
La table, touchant le mur, est penchée, comme branlante, en fausse perspective. Couverte d’une nappe/drap avec applications de gravures ou dessins de couleur sombre. Deux chaises à coté, dont une occupée par une poupée.
Peut -être, selon l’endroit, une extension de dessin sur le mur, ou alors des textes sur la porte.
L’idée : Transformation. Grandir. Devenir. Être.

(extraits du projet d’accrocahage, encore évolutif …)