Le petit mot
de Françoise Spiess

ico-francoiseChers amis, artistes, galeristes, collectionneurs, amateurs d’art, Parcours d’artistes, exposition collective qui s’est tenue en 2011 et 2013, devient, en mars 2015, La Biennale de Gentilly, Chantier ouvert au public.

Nous sommes partis à cinq, Liliane Camier, Etienne de Bary, Brune d’Esna, Dominique Martigne, et moi, avec enthousiasme, dans l’organisation de cette manifestation. Il nous a semblé qu’il nous fallait innover pour que la ville de Gentilly et ses artistes soient représentés par une rencontre artistique digne d’eux.

Nous avons fait le pari d’un nouveau lieu porteur d’imaginaire, le collège Pierre Curie, ensemble scolaire désaffecté, bruissant des souvenirs de tous ceux qui ont étudié là, mais aussi d’une élégante architecture qui, dans sa déchéance, est empreinte de poésie et convient donc bien à notre propos.
Ce lieu a entraîné le changement de nom, ce Chantier ouvert au public qui dit assez que l’art est sans cesse en recherche, ne saurait jamais s’embourber dans une quelconque routine.

Nous avons aussi demandé à cinq personnes, artistes, galeristes, collectionneurs, qui n’appartiennent pas au monde de l’art à Gentilly, de faire une sélection afin que les travaux de l’ensemble des artistes retenus, dialoguent entre eux. Cette sélection s’ouvre à d’autres artistes invités par les artistes gentilléens.

Nous espérons que vous allez trouver, dans cette nouvelle Biennale de Gentilly, l’occasion d’être étonnés par des rapprochements insolites, de voir d’autres façons de transcender le monde et d’être réjouis par ces confrontations d’arts divers et qui appartiennent à des courants différents, tout en formant dans un tel lieu, un ensemble cohérent.

Bienvenue à Chantier ouvert au public !

Françoise Spiess

 

Le petit mot
de Dominique Martigne

Le 20 Mars, jour du vernissage de la biennale, aura lieu le matin même une éclipse partielle de soleil sur Paris. J’y vois certes une belle opportunité de communication mais aussi un symbole de renaissance.

Renouveau de ce vieux collège endormi que nous allons d’abord doucement réveiller pendant les cinq jours d’installations et de création avant les premiers échos du vernissage.

Les couloirs vont résonner de coups de marteau, de bruit de perceuses, d’échelles et d’échafaudages déplacées, peut être de quelques jurons et certainement d’éclats de rire devant un objet qui ne veut pas tenir debout. Plus loin dans un silence relatif, des artistes plus concentrés créeront une œuvre sur un mur pendant que les techniciens de la ville réveillerons le réseau électrique. Des voix plus adultes, peut être, mais tout aussi résonnantes dans les couloirs et les cages d’escaliers que celles des enfants qui couraient d’une classe à l’autre.
J’imagine aussi de la part de chacun un malin plaisir à faire des bêtises dans un lieu ou vraiment on n’avait pas le droit…

Quatre mois plus tôt, le jour où nous avons réuni un comité pour mettre en place la Biennale 2015, j’ai été touché par la découverte d’un groupe porté par un véritable enthousiasme.

Nous avons choisi d’offrir à chaque artiste la liberté de ses choix dans un lieu qui se créera autour de leur diversité. Le lieu est multiple et permet de faire côtoyer toutes les expressions. Nous espérons alors un vrai parcours de découverte pour le public.

Réunir un jury et sélectionner les artistes n’était pas l’habitude des éditions précédentes mais nous semblait indispensable pour créer un ensemble cohérent dans ce lieu difficile à recréer. Nous avons aussi offert aux artistes de la ville de Gentilly la possibilité d’inviter d’autres artistes à participer à cette sélection afin d’élargir le champs de la découverte et de la richesse des formes de créations. Exposer auprès d’autres artistes permet alors ce plaisir de la rencontre et de la stimulation qu’apportent le regard de l’autre.
Il y a toujours dans ce geste une générosité qui me semble essentielle dans notre travail.

Cette aventure portée par un enthousiasme réel est un véritable défi pour chacun d’entre nous.

L’imagination des artistes, en investissant ce lieu en devenir,  réveillera peut-être quelques fantômes qui perdureront un esprit de création et laisseront alors dans les couloirs de vieux collège des œuvres que nous ne pourront qu’imaginer…

Dominique Martigne

Cette première édition aura certainement ses défauts, et c’est justement le jeu qui permet d’imaginer un futur.

Le petit mot
de Liliane Camier

ico-lilianeLiliane Camier nous livres quelques-unes de ses notes qui ont guidés la scénographie.

– Le lieu garde son identité, un ancien collège, il ne sera pas masqué, il ne sera pas cloisonné.

Le charme de ses différents espaces, vastes salles, passages étroits, ombres et lumières naturelles, éclairages, le grain des murs sont utilisés pour leurs caractères à exalter la présence des œuvres.

– La circulation fluide, avec des impasses, des retours, veiller aux éclairages

– La recherche du côtoiement des œuvres, positionnées pour jouer entre dialogue ou tension.

Le paradoxe ou la complémentarité des écritures plastiques, choix esthétiques ou propos philosophiques pour créer un espace de réflexion en écho comme il en est de l’espace de création.

Les propositions des artistes se sont révélées intéressantes très peu ont choisi de situer leur travail aux mêmes endroits.

La magie de l’ensemble tient à la diversité plastique des œuvres mais plus encore,

il se dit là une liberté à jouer du concret et de l’imaginaire, monumentale et fragile.

Liliane Camier

DOminique martigne, l'atelier

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